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dimanche 02 mai 2010

Incohérence de droite...


La droite finistérienne est incohérente. Le groupe d'union UMP - Nouveau Centre, au sein duquel siège Erwan Le Floch notre conseiller général, s'abstient à Quimper sur des documents qu'il vote éventuellement ailleurs. Explications de texte sur un sujet également évoqué lors du dernier Conseil municipal, à Douarnenez.

Lors de la séance plénière du Conseil général, le 12 avril 2010, les conseillers généraux étaient appelés à se prononcer sur le contrat de territoire signé avec Morlaix communauté. Conseillère générale et maire UMP de Morlaix, Agnès Lebrun a appelé les collègues de son groupe à s'abstenir. Pourtant les élus de Morlaix communauté ont voté le contrat à l'unanimité moins cinq abstentions. Agnès Lebrun, vice-présidente de la communauté d'agglomération a, quant à elle, voté en faveur de ce document. Ce n'est pas le contrat en lui-même que l'UMP dénonce mais l'idée même que le Conseil général puisse contracter avec d'autres collectivités ; l'élue de Morlaix n'hésitant pas, à Quimper, à évoquer "une méthode coercitive". La droite finistérienne a toujours la nostalgie de la politique de guichet...

Cette position est loin d'être partagée par les élus locaux. "La préparation de ce contrat s'est déroulée dans de bonnes conditions. Je ne peux que me féliciter de l'écoute dont a fait preuve le Conseil général à notre égard" estime Yvon Hervé, président de Morlaix communauté.

Richard Ferrand, conseiller général socialiste de Carhaix, n'a pas manqué de réagir aux propos des élus de droite : "Comment peut-on parler de coercition lorsque les élus de Morlaix communauté se sont prononcés en faveur du projet de contrat de territoire ? Ont-ils voté sous la contrainte ? N'étaient-ils plus doués de leur raison ?"

"Personne n'est obligé de contractualiser" a rappelé Pierre Maille. Ni le Département, ni les communautés de communes. L'objectif poursuivi par le Conseil général consiste à aboutir à un aménagement du territoire harmonieux, en discutant, sur la base du volontariat, avec des communautés de communes qui présentent toutes des spécificités et qui ne peuvent donc être traitées de manière uniforme. La méthode choisie par le Conseil général vise à faire émerger des projets approuvés, après débats, par l'ensemble des membres de l'intercommunalité car il s'agit du niveau d'intervention le plus pertinent. "Nous allons poursuivre dans cette voie" a indiqué Pierre Maille.

Lors du Conseil municipal de Douarnenez du 30 avril 2010, William Boulic, président de la Communauté de communes du pays de Douarnenez, a confirmé qu'un contrat de territoire de ce type était en discussion avec le Conseil général. Tangi Youinou a alors souhaité que le vote futur de notre conseiller général soit le même à Quimper qu'à Douarnenez... A suivre donc.