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lundi 03 mai 2010

Pour le maintien des CLIS


Communiqué de presse du groupe de la majorité
« Finistère à gauche, Finistère pour tous » du Conseil général

La loi du 11 février 2005 sur les droits des personnes en situation de handicap a pour objectif de favoriser la scolarisation des élèves handicapés. Elle affirme ainsi le droit à une scolarisation au plus près de son domicile, continue et adaptée aux besoins des enfants.

La Classe pour l'Inclusion Scolaire (CLIS) répond à ces objectifs en ce qu'elle permet d'organiser un enseignement selon les différents handicaps dans un environnement de scolarisation ordinaire.
Après la diminution des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficultés (RASED), après la suppression de postes d'Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS), après le manque de moyens en général alloués à la scolarisation des élèves handicapés, malgré les objectifs affichés par la loi de 2005, il est aujourd'hui question de supprimer des CLIS en France et dans le Finistère en particulier.

Cela n'est pas acceptable pour les élus socialistes et républicains que nous sommes.

Attachés au principe de l'égalité des chances de tous au sein de l'école publique,

- nous apportons notre soutien aux parents inquiets par ces projets de suppression,
- nous demandons le maintien de toutes les CLIS,
- nous rencontrerons prochainement à cette fin l'Inspectrice d'Académie du Finistère.

Didier Le Gac
Président du groupe


Communiqué de presse des sénateurs socialistes du Finistère

Les trois sénateurs socialistes du Finistère Maryvonne Blondin, François Marc et Jean-Luc Fichet ont récemment interpellé l'Inspection d'Académie suite à l'annonce de fermeture de trois Classes d'Inclusion Scolaire (CLIS) dans le Finistère, s'inscrivant dans le cadre d'une évolution stable des effectifs.

Les trois sénateurs rappellent que l'un des objets de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées vise à renforcer les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés.

Elle affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile et entend permettre un parcours scolaire continu et adapté aux besoins des enfants.

Si la scolarisation individuelle accompagnée en milieu ordinaire peut correspondre aux besoins de certains enfants, elle ne peut aucunement se substituer aux moyens d'accompagnement mis en oeuvre dans le cadre des CLIS.

En effet, les CLIS organisent, dans un environnement de scolarisation ordinaire, un enseignement adapté. Elles permettent une réelle prise en considération des conditions particulières liées aux différents handicaps et le développement de moyens adéquats. Elles favorisent, en outre, la mise en place concomitante d'un projet pédagogique pour le groupe et d'un projet personnel pour chaque élève.

Cette décision de fermeture, outre le fait qu'elle impose des conditions pénalisantes pour les familles notamment en terme de déplacement, ne prend pas suffisamment en compte les difficultés d'adaptation scolaire de ces enfants. Elle contribue de plus à la surcharge des classes ordinaires. Enfin, les sénateurs rappellent que le nombre de recours au statut précaire des auxiliaires de vie scolaire dans ces classes s'est, jusqu'à présent, avéré insuffisant pour répondre à l'ensemble des besoins.

Pour toutes ces raisons, les trois sénateurs du Finistère souhaitent que la décision de fermeture de ces trois CLIS puisse être réexaminée au regard de ces éléments et dans l'intérêt des familles et de leurs enfants.