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jeudi 10 juin 2010

Initiation au breton : P. Paul avait dit oui


En décidant d'en finir avec l'initiation au breton à l'école primaire, la majorité municipale a ouvert les hostilités, au-delà des frontières de la ville ...

« S'il y a un sujet qui fait l'unanimité entre gauche et droite dans le Finistère, c'est bien la défense du breton. Philippe Paul, quand il était conseiller général, n'échappait pas à la règle" assure André Le Gac, conseiller genéral de Daoulas, en charge de la langue bretonne.

André Le Gac (Finistère à gauche) est le conseiller général délégué à la langue bretonne depuis 2005. À ce titre, c'est lui qui préside la commission qui attribue les aides aux divers dispositifs en faveur du breton.

"Il avait voté pour »

La convention qui lie le conseil général et la ville de Douarnenez pour l'initiation au breton dans les écoles et qui est dénoncée aujourd'hui (Le Télégramme de mardi) a été signée en 2007 au sein de cette commission.

À l'époque, Monique Prévost était maire de la ville et Philippe Paul, conseiller général du canton. "À ce titre, il avait voté pour le dispositif" se souvient aujourd'hui André Le Gac. "Il faisait partie de cette commission et, s'il y a bien un sujet qui fait généralement l'unanimité entre gauche et droite au Département, c'est la défense du breton.J'ai téléphoné ce matin (hier, NDLR) à la mairie de Douarnenez pour le rencontrer. J'ai appris qu'il ne serait là que la semaine prochaine mais j'espère bien le convaincre de revenir sur cette décision". Et l'élu de rappeler que ce dispositif fait partie d'un programme global de promotion de la langue bretonne dans le département, qu'il est validé par l'Inspection académique et qu'il concerne 8.500 écoliers. "Il permet la connaissance du breton de manière ludique " résume André Le Gac.

Penn Sardin, Douar ar Enez, Port-Rhu ...


"À Douarnenez, le breton n'est pas une langue étrangère, argumente l'élu du département. Il est encore très présent ! Il y a Daoulagad Breizh, les-classes bilingues ... Ce programme permet aux maîtres des écoles qui le souhaitent d'aider les enfants à comprendre leur environnement. Douar an Enez, Penn Sardin, Port Rhu... Ou encore les noms des rues, les noms de famille des enfants eux-mêmes ! Expliquer tout ça, c'est ancrer les enfants chez eux, pour mieux partir ensuite dans le monde. Car pour parIer une langue étrangère, il faut comprendre la sienne. Quant au coût, cela revient au contribuable douarneniste à 1,17 € par élève de l'heure. Je trouve que ça vaut le coup. Ce serait dommage que Douarnenez ne continue pas, qu'il n'y ait plus rien. À Kerlaz, Pouldergat, Audierne, Locronan, Plouhinec et d'autres, cela n'a pas été remis en question".

Marie-Line Quéau

Le Télégramme de Brest

10 juin 2010