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dimanche 31 octobre 2010

Saluez, riches heureux


Justice. C'est bien ce que réclament les Français en s'opposant à la réforme des retraites votée par la droite.

Alors que la majorité municipale UMP de Douarnenez reste bien discrète sur son soutien au gouvernement et essaie de passer sous silence le vote du maire en faveur du texte Sarkozy - Woerth, ces quelques strophes devenues "la" chanson des femmes d'usine douarnenistes, pour les ouvriers et ouvrières d'aujourd'hui.

 

Refrain

Saluez, riches heureux,

Ces pauvres en haillons

Saluez, ce sont eux

Qui gagnent vos millions.

 

I

Dès le matin au lever de l'aurore

Voyez passer ces pauvres ouvriers

La face blême et fatigués encore

Où s'en vont-ils ? Se rendre aux ateliers.

Petits et grands, les garçons et les filles

Malgré le vent, la neige et le grand froid,

Jusqu'aux vieillards et mères de famille,

Pour le travail, ils ont quitté leur toit.

 

II

Ces ouvriers, en quittant leur demeure

Sont-ils certains de revenir le soir ?

Car il n'est pas de jour ni même d'heure

Que l'on n'en voit victimes du devoir !

Car le travail est un champ de bataille

Où l'ouvrier est toujours le vaincu.

S'il est blessé, qu'importe qu'il s'en aille

A l'hôpital, puisqu'il n'a pas d'écus !

 

III

Combien voit-on d'ouvriers, d'ouvrières

Blessés soudain par un terrible engin

Que reste-t-il ? Pour eux c'est la misère,

En récompense, aller tendre la main.

Et sans pitié, l'on repousse ces braves

Après avoir rempli le coffre d'or.

Les travailleurs ne sont que des esclaves

Sous le courroux des maîtres du trésor.

 

IV

Que lui faut-il, à l'ouvrier qui travaille ?

Etre payé le prix de sa sueur,

Vivre un peu mieux que de coucher sur la paille

Pour son repos, après un dur labeur

Avoir du pain au repas sur la table

Pouvoir donner ce qu'il faut aux enfants

Pour son repos, un peu de confortable

Afin qu'il puisse se reposer plus longtemps.