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dimanche 12 décembre 2010

1 000


1 000 jours de droite en mairie de Douarnenez - le regard de Tangi Youinou, Annick Le Goff et Hervé Fourn, conseillers municipaux socialistes.

 

" 1 000 jours de droite. Date symbolique et occasion de s'arrêter quelques instants sur la gouvernance et les orientations de la majorité UMP.

Chacun de nous a pu constater la gouvernance municipale de plus en plus désastreuse de la droite : éviction d'un adjoint aux ressources humaines, désaveu public de l'adjointe à la culture, opposition entre le maire et le 1er adjoint ou son adjoint à l'urbanisme, manque de lisibilité sur le projet global pour la ville, absence de réponses aux interrogations des conseillers municipaux de gauche voire mise à l'écart volontaire de ceux-ci des instances de débat. Ce constat, désormais connu de tous parce que rendu public depuis plusieurs semaines, n'est malheureusement pas une bonne nouvelle pour Douarnenez. Parce que c'est toute la ville qui en pâtit.

 

Au-delà de cette question de gouvernance, des décisions récentes de la droite douarneniste nous inquiètent :

  • suppression de certains services publics locaux (pompes funèbres)

  • hausse permanente du tarif d'autres services (cantines scolaires, port de plaisance, prestations eau et assainissement par exemple) alors que la situation économique devrait amener la municipalité à geler cette hausse, comme nous le demandons depuis 2 ans.

  • baisse du soutien municipal en faveur de l'éducation (écoles, MJC).

  • délégation de service public pour la gestion du camping du Bois d'Isis alors que le dossier présenté au Conseil municipal n'était pas complet.

Ces quelques exemples éclairent, nous semble-t-il, « l'ambition » de la droite douarneniste pour notre ville : une gestion qui se veut « de bon père de famille » mais qui s'illustre essentiellement par une réduction permanente des moyens d'action de la puissance publique (services municipaux et partenaires de l'action publique locale) tout en saluant de manière caricaturale les investisseurs privés qui viennent à Douarnenez ; comme si la présence de services publics forts était l'ennemie du secteur marchand... Comme si les entrepreneurs ne recherchaient pas le soutien de services publics puissants et structurés, pour eux et leurs salariés...

Nous ne partageons évidemment pas cette vision de Douarnenez, qui finirait coupée en deux camps irréconciliables alors qu'il n'y a aucune raison à cette division. Nous défendons un autre Douarnenez, plus solidaire et fraternel, ouvert, mêlant bien évidemment développement public et développement privé. Un Douarnenez pour tous, pour chacun."