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vendredi 17 décembre 2010

Sale temps pour les départements


La France traverse, comme ses voisins européens, une grave crise économique et financière. Mais "la nécessaire lutte contre les déficits publics ne peut pas servir de prétexte à mettre sous tutelle les collectivités territoriales, ni à renoncer au service public" a rappelé Pierre Maille, président socialiste du Conseil général du Finistère.

Car c'est bien à ça que le gouvernement est en train de parvenir. C'est d'autant plus injuste que les collectivités locales sont particulièrement rigoureuses en matière financière. Alors que l'Etat doit emprunter pour payer le salaire de décembre de certaines catégories de fonctionnaires, les collectivités territoriales, lorsqu'elles empruntent, le font exclusivement pour financer des investissements qui seront utilisés pendant des dizaines d'années.

Le débat d'orientations budgétaires est intervenu cette année quelques jours après l'adoption de la réforme territoriale qui "marque un coup d'arrêt au mouvement continu de décentralisation enclenché en 1982, et qui a libéré les initiatives locales et engagé les collectivités dans la voie du développement local" a souligné Pierre Maille. "Mais c'est la réforme de la fiscalité locale qui pénalise le plus fortement notre capicité d'action" a-t-il précisé.

"L'autonomie financière des départements est passée de 32% à 12%" a confirmé François Marc. Ainsi, il est quasiment impossible de recourir à l'impôt.

Mais, dans le même temps, les dépenses obligatoires des Conseils généraux (RSA, APA, PCH) augmentent.

Face à cette situation, le Conseil général du Finistère doit adapter ses politiques. Par exemple, le bon état général du réseau routier permet de limiter provisoirement les budgets de maintenance sans compromettre la sécurité. En lien avec ses partenaires, institutionnels et associatifs, le Conseil général prépare depuis plusieurs mois les révisions de ses interventions. C'est d'ailleurs pour poursuivre ce dialogue que 4 rencontres ont été programmées dans le département. Rencontres qui furent boycottées par les élus UMP qui refusent de regarder en face les conséquences de leur politique de rigueur et qui refusent aussi d'assumer publiquement les réajustements budgétaires auxquels sont contraints les départements.