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samedi 26 février 2011

Vous avez dit DOB ?


Vendredi 25 février 2011, le Conseil municipal s'est réuni à l'occasion du débat d'orientations budgétaires (DOB). Le point de vue des élus socialistes, exprimée par Tangi Youinou.

" Les collectivités locales sont aujourd'hui malmenées, pointées du doigt, accusées d'être dispendieuses. Nous sommes ainsi, depuis quelques temps, face à une défiance extraordinaire du président de la République et de sa majorité envers les élus locaux. Rappelons juste que ces mêmes personnes, à la tête de l'Etat, reportent sur les générations futures le remboursement des dépenses du pays, et malheureusement pas les seules dépenses d'investissement comme les communes, mais bien le financement du fonctionnement actuel de l'administration d’Etat. Quand on veut être donneur de leçons, mieux vaut être irréprochable. Ce procès fait aux collectivités et aux élus locaux est démagogique.

Nous vivons aujourd'hui une situation difficile pour les finances publiques, avec un réel risque de gel des dotations d'Etat. Les collectivités vont très certainement en pâtir dans les années à venir puisque le niveau de ces dotations est annoncé sans évolution pour les 3 prochaines années alors que le coût de la vie augmente. La réforme fiscale et territoriale mise en œuvre par la droite n’est pas étrangère à ces difficultés. Selon le rapport Marleix, la réforme de la taxe professionnelle aura privé l’Etat de 8, 9 milliards d’euros. Le Parlement a également adopté une réforme territoriale initiée notamment par une volonté affichée de limiter les financements croisés entre collectivités, ce qui n’a pas manqué de soulever une forte opposition des diverses associations représentatives des dites collectivités. Les décisions gouvernementales ou parlementaires ont des conséquences bien réelles, et en l’occurrence négatives, sur le fonctionnement des collectivités locales comme la nôtre.

La lutte contre les déficits publics est nécessaire. Mais la défense des services publics l'est tout autant. Il s'agit dès lors de trouver les équilibres permettant une bonne gestion financière, mise au service du fonctionnement de nos services municipaux et de nos politiques de développement local. Il s'agit avant toute chose de définir le niveau de services et de politiques publics que nous voulons en tant que société et de décider démocratiquement de leur mode de financement. Le reste est secondaire.

Et c'est tout l'intérêt d'un débat d'orientations budgétaires que de rappeler le chemin réalisé l'année précédente et de présenter les orientations sur lesquelles se construit le budget de l'année en cours ; budget que vous nous proposerez le mois prochain et sur lequel, j'imagine, vous travaillez depuis un certain temps déjà. Je ne sais si des échanges ont eu lieu en interne, au sein des services ou en externe, avec les acteurs locaux qui sont liés à la Ville par un financement. Ce que nous ne pouvons que constater à nouveau cette année, c'est l'absence d'orientations et de priorités transmises aux élus que nous sommes. Les années se suivent et se ressemblent. Malheureusement.

Comme l'an dernier, nous n'avons donc reçu aucune orientation. Aucune priorité de politique locale avancée. Aucun chemin tracé. Faute d'une telle présentation de votre part, qui aurait pu être déclinée en actions par les adjoints, en commissions d'abord puis ce soir en séance du Conseil municipal, nous ne pouvons que regretter cette année encore l'absence manifeste de stratégie de développement pour Douarnenez. Pas de diagnostic, pas d'enjeux identifiés et donc pas de propositions d'action publique, in fine.

Nous le regrettons à nouveau et ne voyons malheureusement pas comment nous pourrions débattre d'orientations qui n'existent pas."

 

La droite n'a apporté aucune réponse, n'a exposé aucun élément de politique municipale. Interrogé par les élus socialistes, le maire a même refusé que ses adjoints puissent présenter rapidement leurs orientations pour 2011. Mais y en a-t-il ?

Vous avez dit débat ?