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dimanche 13 mars 2011

Cantonales des 20 et 27 mars


Alors que les peuples tunisiens, égyptiens ou libyens se battent pour obtenir le droit de vote, le taux de participation pour les élections cantonales des 20 et 27 mars prochains risque d’être particulièrement faible. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce manque d’intérêt. D’abord, l’absence d’élections à Paris. Or, pour une grande partie des médias nationaux, la France se limite trop souvent aux contours du périphérique. Ensuite, seule la moitié des cantons sont renouvelables, ce qui ne favorise pas la mobilisation des électeurs. Enfin, le gouvernement et l’UMP font tout pour favoriser l’abstention. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, le Parlement n’a pas cessé ses travaux durant la campagne électorale. Sentant qu’elle va perdre ces élections, l’UMP tente d’en limiter l’importance de manière à pouvoir expliquer que ce dernier scrutin avant la présidentielle de 2012 n’est pas significatif. D’ailleurs, pour inciter les électeurs à rester chez eux, les candidats UMP insistent beaucoup sur le fait que les élus de 2011 ne siégeront que trois ans avant l’entrée en vigueur de la loi sur le conseiller territorial. « Mais nous abrogerons cette disposition », a indiqué Marylise Lebranchu, présidente de la FNESR.

« Je ne me résigne pas à ce que les citoyens ne s’intéressent pas à la vie politique », rappelle régulièrement Pierre Maille dans ses interventions de campagne aux côtés des candidats de la majorité départementale. Pour le président du Conseil général, le débat de l’année dernière sur la réforme territoriale a également brouillé l’image des collectivités locales. Contrairement à ce qu’a voulu faire croire la droite, le Département existe et continuera à exister. Mais les insinuations du pouvoir à l’encontre des élus locaux ont été redoutables. « Il nous faut faire preuve de pédagogie et bien expliquer le rôle que joue le Département, collectivité des solidarités », insiste Pierre Maille. Car, à tous les âges de la vie, des nourrissons aux personnes âgées, le Conseil général intervient pour assurer les solidarités. Il a aussi en charge la Maison départementale du handicap, les collèges, les transports scolaires, les déplacements, le logement, la pêche et l’agriculture. Dans la vie des Finistériennes et des Finistériens, le Conseil général est quotidiennement présent.

Le vote des électeurs aux cantonales détermine donc la manière dont le Département assume ses responsabilités : en privilégiant le service public et les solidarités avec la gauche, ou en laissant faire le secteur privé et en augmentant les inégalités avec la droite.

Voilà l’enjeu du vote des 20 et 27 mars.