Actualités

mardi 12 avril 2011

Enseignement maritime : la Région défend un dispositif complet, indispensable à la croissance bleue de la Bretagne


Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional, Isabelle Thomas, vice-présidente chargée de la mer, et Marie-Pierre Rouger, vice-présidente chargée des lycées, ont réagi aux propositions faites par l'Etat en terme d'évolution de l'enseignement maritime en France qui priveraient les lycées bretons de plusieurs formations, notamment à la pêche.

Soucieuse d'accompagner son économie maritime et les formations qui y sont liées, la collectivité juge ces propositions irrecevables alors même que les professionnels recrutent et que la Région entreprend promouvoir et valoriser les métiers de la mer auprès des jeunes Bretons.

Le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, en charge également des affaires maritimes, vient de faire connaître ses propositions d'évolution de la carte des formations dispensées dans les 12 lycées maritimes en France, dont 4 en Bretagne. Ces mesures, que le Gouvernement n'a pas encore jugé utile de communiquer officiellement aux collectivités partenaires, inquiètent tout autant les établissements, les professionnels de la mer que la Région, chargée d'accueillir dans les meilleures conditions les quelque 500 élèves suivant des formations dans les 4 établissements bretons.

Impossible d'amputer les lycées bretons de formations à la pêche !
Particulièrement touchés, les lycées professionnels d'Etel et de Paimpol devraient voir leurs offres de formation limitées et amputées de l'option pêche en Terminale Bac pro. Cette mesure priverait chaque établissement d'environ 15% à 20% de ses effectifs potentiels. Une aberration pour les professionnels alors même que la pêche recrute, du fait de nombreux départs en retraite.

A Saint-Malo, alors que la Région a annoncé cet hiver le lancement immédiat d'études et de travaux pour construire à court terme un nouveau lycée, l'établissement devrait voir également sa carte des formations limitée, avec la suppression de la préparation au concours d'entrée à l'Ecole Nationale Supérieure Maritime (20 élèves/an) ainsi que des plafonnements possibles à la pêche. Ces évolutions auraient pour effet de limiter les effectifs à environ 160 élèves, alors que les prévisions étaient de 250 à 300 élèves avec une ouverture envisagée de BTS électro-mécanique, également remise en cause.

Maintenir un réseau performant, couvrant tous les niveaux de formation
Globalement, ces propositions témoignent d'une incohérence dans la gestion du réseau de formation maritime. La Région demande donc au Gouvernement de revenir sur ces orientations, afin de garantir les moyens des 4 lycées maritimes de Bretagne, et plus globalement de l'ensemble des établissements concernés, dans un objectif de maintien et de développement d'un réseau performant de formation maritime, couvrant l'ensemble des niveaux de formation.

Pour Jean-Yves Le Drian, « l'enjeu est de conserver notre savoir-faire maritime, de maintenir notre haut niveau de compétences. La Bretagne est un vivier de marins et doit le rester. Il est donc essentiel de préserver notre appareil de formation, qui plus est à un moment où les professionnels ont besoin de personnels qualifiés, en particulier à la pêche".