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samedi 21 mai 2011

La honte


Honte sur la ville : une majorité municipale qui s'étripe, des adjoints qualifiés de "dissidents", un appel au secours au secrétaire général de l'UMP, l'annonce de sanctions à l'encontre des élus "infidèles", une élue déléguée de quartier qui démissionne...

La crise est énorme.

Laissons la parole aux élus de droite (William Boulic, André Guillemot, Françoise Menou, René François Quéau et Yannick Bidan) qui ont rompu la loi du silence et qui viennent d'adresser un courrier au maire :

 

« Philippe, la lecture de la presse de cette semaine nous inspire les réflexions suivantes. "Dissidents": nous n'imaginions pas qu'en attirant l'attention du maire sur l'incohérence d'une délibération et le risque d'un vote non réglementaire, nous nous placions en situation de rupture au sein du conseil municipal. "Une concertation avec les fidèles" : d'un côté cinq dissidents, de l'autre, cinq fidèles. Mais, que deviennent les quinze autres conseillers de la majorité municipale ? "Recadrer les choses en prenant des sanctions" : des sanctions locales et pour quels motifs ? Les fautes seraient-elles à géométrie variable ? On lit que les décisions pourraient être un peu souples, un peu fermes ; voire dures ou chirurgicales. Des sanctions "officielles" : Les trois élus de l'UMP "dissidents" doivent être destinataires du courrier adressé à M.Jean-François Copé. Ils pourront ainsi mesurer sur quoi repose leur "grave manque de loyauté". Enfin, clamer en cours du conseil municipal du 13 mai que "les masques tombent", c'est oublier les alertes précédentes qui n'ont pas trouvé d'écho. C'est aussi renier notre investissement personnel et le travail accompli depuis trois ans dans nos délégations internes et auprès des organismes extérieurs. Une prompte réponse nous obligerait, les propos relatés dans la presse nous paraissant particulièrement offensants ».