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samedi 25 juillet 2009

500


500 jours sont passés depuis les élections municipales qui ont vu l'arrivée de l'UMP à la mairie. Les promesses électorales allaient être tenues : redynamisation du centre ville, poursuite du rayonnement culturel de la commune, loisirs des jeunes, propreté impeccable des rues et attention particulière pour la voierie, développement économique et priorité au respect de l'environnement... Le mandat de sénateur du maire allait même être une chance sans équivalent pour Douarnenez...

Et que voit-on ?

Le cadre de vie a peu évolué, hormis le transfert du marché vers les halles qui semble être une bonne idée : les chantiers d'aménagement urbain engagés par la gauche sont naturellement poursuivis ; les rues, les places et les plages ne sont ni plus sales ni plus propres qu'avant ; les travaux dans les écoles ont été réduits ; la réhabilitation de « l'usine rouge » est au point mort ; la concertation quant à l'avenir du site de l'ancienne gare a été vivement et publiquement décriée par l'association de riverains.

Le centre ville attend toujours la relance promise : il y a toujours autant de pas de porte fermés ; la circulation n'est guère simplifiée avec la nouvelle donne qui permet à tous les modes de déplacements de cohabiter sur le même espace ; les parkings supplémentaires restent invisibles.

L'économie n'a pas connu de nouvel élan, évidemment : les commerces rencontrent toujours les mêmes difficultés, parfois accrues par la crise actuelle ; les entreprises vivent toujours dans un contexte peu sûr ; et le territoire attend toujours la création d'un outil de veille et de débats que nous appelions de nos vœux en mars 2008 : la mise en place d'un Conseil économique et social local, associant élus, entrepreneurs et syndicats.

La culture et l'éducation doutent : les festivals et le musée ont été malmenés ; les subventions aux associations sont réduites ; les crédits pour les voyages éducatifs des collèges et lycées ont été supprimés, de même que l'aide aux familles pour l'achat de manuels scolaires ; les moyens accordés pour l'accueil des enfants dans les écoles maternelles sont en baisse, comme ceux destinés aux activités sportives tous publics dans les clubs.


Plus d'un an après son arrivée à la mairie, la droite a déjà oublié les promesses faites. Aucune politique nouvelle n'a été mise en place, les élus UMP se limitant à rogner sur les dispositifs décidés hier par la gauche sans toutefois oser les remettre totalement en cause. « L'autre politique », celle de droite censée « relancer » la ville, se fait attendre... désespérément... Tout ça pour ça.

 

Tangi Youinou, Hervé Fourn et Annick Le Goff
Conseillers municipaux socialistes