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mardi 27 novembre 2012

Sans ambition et sans concertation


L'intervention d'Hervé Fourn lors du Conseil municipal du 22 novembre 2012 (DOB).

 

 

" Douarnenez Communauté et la ville de Douarnenez sont-elles sur la même fréquence ?

Nous demandons de recevoir les ordres du jour et les compte-rendus des Conseils communautaires.

Le document d'orientations budgétaires présente des projets d'investissement par la ville, de 2013 à 2015. Dans le même document, Douarnenez Communauté projette ses investissements jusqu'en 2016. Pour la ville : centre Gradlon, les halles (est-ce raisonnable une salle de spectacle au centre ville ?), le centre nautique (le projet initial est "retoqué"), etc...

Pour la Communauté : salle de sport, terrains de tennis et étude pour une piscine ludique. C'est bien souvent par la presse que nous apprenons les projets communautaires. Un conseiller municipal de Douarnenez n'a aucune information sur les délibérations communautaires, ce qui pose un problème démocratique.

Nous sommes très sceptiques sur les Partenariats Public Privé à l'échelle d'une Communauté de communes. DZ Communauté envisage de confier la réalisation de la piscine à un privé (cf article du Télégramme du 13 septembre 2012) : cela s'appelle un PPP (Partenariat Public Privé). Ce mode de réalisation pose problème, parce qu'il va obliger la collectivité à payer un loyer sur une longue durée à l'entreprise qui serait retenue. Chacun sait que sur le long terme les PPP coûtent très chers aux collectivités. L'avantage est considéré comme immédiat : la collectivité n'a pas à emprunter. Mais le loyer sur des longues durées coûtera beaucoup plus cher.


 

Les subventions aux associations sont passées de 1 627 754 € en 2008 à 1 116 219 € en 2012, soit une baisse de plus de 30 %. Pour nous, les associations sont les forces vives de la ville. L'adjoint aux finances dit : « les subventions ne servent pas à financer des emplois ». Il convient de rappeler que 15 % des emplois sont dans les associations en Finistère et que, surtout, les associations ne dépensent pas de l'argent public, elle utilisent l'argent public pour un mieux vivre ensemble.


 

Les services publics locaux, de qualité à Douarnenez mais qui augmentent chaque année.

Les tarifs du centre nautique augmentent de 2,5% : nous avons voté contre, considérant 2 % comme limite (coût de la vie). La majorité actuelle envisage de développer les tarifs aux usagers sur la base du quotient familial : nous en prenons acte. Pour autant, la ville ne présente pas les coûts de ses services publics. Nous proposons de mieux connaître les coûts pour que l'usager, les familles comprennent mieux les tarifs facturés et donc de renforcer une politique sociale permettant à tous d'accéder à ces services publics, en fonction de ses moyens.

Les produits des services publics en 2009 étaient à 1 420 500 € et en 2011 à 1 696 200 € : une évolution par l'augmentation des prix ou par une meilleure fréquentation ? Mystère...


 

La réforme des rythmes scolaires.

Le maire ne voit cette réforme que sous l'angle financier. Nous, nous la voyons sous l'angle de l'enfant, sur la place qu'il devrait avoir dans la ville. La réforme du temps scolaire est justement l'occasion de remettre à plat tous les services publics et associatifs en direction de l'enfance. Si nous avions la majorité, c'est une vaste concertation locale qui serait lancée pour, d'une manière volontariste dès la rentrée 2013, mettre cette réforme ambitieuse en place à Douarnenez ."