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mercredi 27 février 2013

Décès de S. Hessel : hommage à un indigné


François Hollande, président de la République

J’apprends avec une grande tristesse la disparition de Stéphane Hessel. C’était une grande figure dont la vie exceptionnelle aura été consacrée à la défense de la dignité humaine.

C’est au nom de ses valeurs qu’il s’engagea dans la résistance.

C’est convaincu de la nécessité d’une gouvernance du monde qu’il travailla à la mise en place de l’ONU et qu’il poursuivit une carrière brillante de diplomate au service de la paix.

C’est en européen marqué par la guerre qu’il s’est mobilisé pour l’unification de notre continent.

C’est en humaniste passionné qu’il s’est livré à tous les combats pour les droits de la personne humaine, pour lutter contre les préjugés, les conformismes, les conservatismes.

Sa capacité d’indignation était sans limite, sauf celle de sa propre vie. Au moment où celle-ci s’achève, il nous laisse une leçon, celle de ne se résigner à aucune injustice.

J’adresse à sa famille et à ses proches le témoignage de notre reconnaissance.

 

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre

Le Premier ministre a appris avec une très grande émotion le décès de Stéphane Hessel.

Stéphane Hessel a inlassablement porté les valeurs de résistance à l’oppression, et de fraternité entre les hommes. Stéphane Hessel s’est battu contre le fatalisme et l’indifférence, contre l’égoïsme et la cupidité.Son message, universel, a éveillé les consciences sur tous les continents, et dans toutes les générations.

Nul doute qu’à l’avenir son œuvre et son courage continueront d’inspirer les femmes et les hommes engagés pour la liberté.

Le Premier ministre rend hommage à l’homme engagé jusqu’au bout de sa vie pour les valeurs qu’il défendait.

 

Harlem Désir, premier secrétaire du PS

C’est avec une immense tristesse que j’apprends la disparition de Stéphane Hessel.

C’est l’ensemble de notre pays qui est endeuillé : par ses combats et ses valeurs, Stéphane Hessel incarnait une part de l’âme universaliste de la France.

Notre pays perd aujourd’hui un inlassable militant du progrès et un grand humaniste. De la Résistance aux Nations Unies, dans l’action diplomatique comme dans le mouvement social, il aura dédié toute sa vie à la fraternité entre les hommes et entre les peuples. Il n’aura eu de cesse de porter les idéaux du Conseil National de la Résistance.

Il a porté sa foi en l’Homme à travers les ténèbres du siècle passé, sa voix doit continuer de nous guider dans le siècle à venir. Sa conviction profonde que nous devons œuvrer pour une France plus solidaire, pour une Europe plus forte et  pour un monde plus juste doit nous inspirer dans nos combats à venir.

Son cri d’indignation, de révolte contre l’injustice, de refus que la loi du fort soit imposée au faible, doit continuer de résonner dans nos consciences.

En mon nom personnel et au nom du Parti socialiste, j’adresse mes pensées les plus chaleureuses et mes condoléances les plus sincères à la famille et aux proches de Stéphane Hessel.

 

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale

Je viens d’apprendre avec une grande tristesse la disparition de Stéphane Hessel. Stéphane Hessel, immense figure de la résistance en France a montré toute sa vie une détermination remarquable et créatrice. Sa vie, ses engagements et ses combats pour les Droits de l’Homme, en France comme dans le monde, sont autant de leçons pour chacun d’entre nous. Son dernier combat, son indignation, laissera à jamais la trace de son remarquable courage et sa détermination à faire progresser la paix. En mon nom et au nom de la représentation nationale, j’adresse à sa famille, à ses proches, mes plus sincères condoléances.

 

Bertrand Delanoë, maire de Paris

C'est avec une émotion très vive et une très grande tristesse que j'apprends ce matin le décès de Stéphane Hessel. L'humaniste authentique, le résistant indomptable, et le penseur généreux qu'il était manqueront terriblement à notre pays. Il nous laisse l'héritage inestimable de sa combativité au service des valeurs universelles de l'homme, et de son sens inaliénable de la liberté.

Le citoyen du monde qu'il était devenu si jeune avait choisi de s'installer à Paris et de s'y engager concrètement et humblement au service du progrès. Cette ville, dont il aimait la générosité et la vitalité, conservera toujours son souvenir. Je proposerai au prochain conseil de Paris des 25 et 26 mars d'attribuer son nom à un lieu de la capitale.