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dimanche 10 mars 2013

Le 8 mars c'est toute l'année


Que de chemin déjà parcouru, depuis le 8 mars 2012, dans la lutte en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes. Depuis l’élection de François Hollande à la présidence de la République, ce combat a pris une nouvelle dimension. Comme il s’y était engagé, le président de la République a recréé un ministère aux droits des femmes, au sein d’un gouvernement paritaire, et a fait de la lutte pour l’égalité une des priorités du gouvernement.

Dès le 30 novembre 2012, pour la première fois depuis douze ans, un comité interministériel spécifique a été organisé. Il a donné le coup d’envoi de la 3e génération des droits des femmes. La première fut celle du droit de vote et de la citoyenneté. La deuxième, celle du droit des femmes à disposer de leur corps.

Sous l’impulsion de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, tous les ministères sont concernés et il ne s’agit plus de supprimer les discriminations flagrantes qui frappent les femmes mais de mettre en place les conditions de l’égalité réelle. C’est ainsi qu’une série de mesures ont été décidées par ce conseil interministériel.


Il s’agit d’abord de s’attaquer aux « inégalités d’habitude », dès le plus jeune âge. L’école a un rôle fondamental à jouer dans ce domaine car c’est là, parfois consciemment, mais le plus souvent inconsciemment, que se reproduisent les stéréotypes qui enferment les individus dans des fonctions et des comportements en fonction de leur sexe. 2013 sera l’année de la mobilisation pour l’égalité à l’école.

Un plan global pour la protection des femmes victimes de violences a alors été arrêté. Objectifs : améliorer le premier accueil des femmes, renforcer les protections et accompagner les victimes.

L’égalité professionnelle constitue pour la ministre des Droits des femmes un objectif essentiel à atteindre par des actions concrètes, construites, expérimentées avec les régions et territoires. A cet égard, l’accord intervenu dans le cadre de la grande conférence sociale visant à mettre en place un minimum horaire de 24 heures par semaine, comme référence dans les négociations, est un signe positif puisque 80 % des salariés à temps partiel sont des femmes. Or, la moitié des écarts entre les femmes et les hommes s’expliquent, en effet, par le temps partiel.

Pour étudier l’évolution de la situation et émettre des propositions, le haut conseil à l’égalité réelle, présidé par la costarmoricaine Danièle Bousquet a été mis en place. « Nous allons produire des études et publier des préconisations en direction des pouvoirs publics », expliquait, au mois de janvier, la présidente de cette instance.


Une manière de rappeler que, maintenant, le 8 mars c’est toute l’année.