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mercredi 19 juin 2013

Appel du 18 juin


Le discours du ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, Kader Arif

18 juin 2013 Journée nationale commémorative de l’appel historique du Général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi.


" Le 18 juin 1940, depuis Londres, le Général de Gaulle appelle les Français à refuser la défaite et à poursuivre la guerre par tous les moyens disponibles, partout dans le monde. Refusant l'abaissement de la France, il conclut son appel en déclarant: «Quoi qu'il arrive, la flamme de la Résistance ne doit pas s’éteindre et ne s'éteindra pas ».

Tout au long des années sombres de l'occupation, la voix du Général continuera, après le 18 juin, à accompagner les Français. Cette voix, pour ceux qui l'entendaient, mais aussi pour tous les autres, qui savaient simplement qu'elle vibrait, ce fut la voix de l'espoir.

Défi au présent, capacité à se projeter dans l’avenir au moment où la France a baissé les armes, cet appel est un commencement. Il annonce au moment même de la défaite le redressement de la France. Il donne le ton du combat politique et militaire qui conduit la France à siéger aux côtés des vainqueurs, celui grâce auquel elle retrouve sa place dans le concer des nations.

Nous rendons aujourd'hui hommage au chef de la France Libre. Nous nous souvenons de cette voix, unique, qui dans les heures peut-être les plus sombres de notre histoire a incarné la liberté.

Que cet hommage aille aussi à ces hommes et à ces femmes qui, dès le début de l'Occupation, ont rallié Londres pour devenir les premiers combattants français libres ou ont commencé en France à créer les réseaux de la résistance intérieure. Toutes ces forces que le Général de Gaulle saura réunir.

L'appel du 18 juin 1940 résonne encore dans la mémoire de celles et ceux qui constituaient alors l'avant-garde d'une lutte pour défendre une certaine idée de la France, de la République et de ses valeurs, « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Venus des cinq continents, de toutes origines et de toutes cultures, ils se sont battus dans les rangs de la France libre, sous le soleil de Libye ou dans la neige des Vosges, avec une même ardeur et une même
détermination pour terrasser la barbarie nazie.

Au fronton de la crypte qui, au Mont-Valérien, abrite seize corps de combattants, une phrase est gravée : « Nous sommes ici pour témoigner devant l'histoire que de 1939 à 1945, ses fils ont lutté pour que la France
vive libre ».

Cette phrase dit à elle seule tout le sens de l'engagement de ces combattants jusqu'au sacrifice suprême. Que cet engagement et ce sacrifice qui permirent à la France d'être ce qu'elle est aujourd'hui demeurent un exemple pour les jeunes générations."