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jeudi 05 septembre 2013

1ère rentrée scolaire de la gauche


Des moyens supplémentaires pour l'école

Cette année, le dispositif mis en place donne la priorité au primaire avec le recrutement de 3 350 postes supplémentaires affectés au primaire qui viennent s'ajouter aux 1 000 postes de professeurs des écoles créés en urgence à la rentrée 2012.

De même, 400 recrutements permettront de développer la scolarisation des enfants de moins de trois ans à l'école maternelle tandis que 1 000 emplois seront consacrés au dispositif «plus de maîtres que de classes».

 

Réforme des rythmes scolaires : donner un meilleur temps scolaire à nos enfants

Interrogé en premier lieu sur la réforme des rythmes, Vincent Peillon a tenu à expliciter le contenu de la réforme. Il s'agit ici de redéployer le temps scolaire non plus sur quatre mais sur cing demi-journées comme l'explique Vincent Peillon : «on n’enlève pas un quart d’heure, on le répartit autrement, pour qu’il soit meilleur pour apprendre à lire, écrire et compter».

Cette réforme, qui fera passer le nombre annuel de jours d'école de 144 jours par an à 180, permettra de se rapprocher de la moyenne de l'OCDE fixée à 187 jours et permettra de s'adapter à la chronobiologie de l'enfant pour favoriser la réussite éducative :

Pourquoi y a-t-il 25 % d’enfants qui sont en difficulté à l’entrée au collège ? Pourquoi nous sommes le pays brocardé dans le monde entier pour l’accroissement des inégalités ? Pourquoi nous sommes le pays, le deuxième dans le monde, dans lequel les enfants éprouvent le plus de souffrance à l’école ? (...) 6 heures de classe par jour, pour un élève de CP, seulement 144 jours par an, il n’y a qu’en France que l’on fait ça, c’est mauvais de l’avis de tout le monde, il faut changer.

Réformer les rythmes vise également à faire bénéficier les enfants d'un temps périscolaire éducatif, ce temps n'est pas comme l'a précisé le ministre un «temps de garderie» mais un temps pour accéder à des activité périscolaires :

Seuls 20 % des enfants ont droit à un temps périscolaire éducatif, payant d’ailleurs. (...) Aujourd’hui, c’est 80 % des enfants avec cette réforme qui pourront avoir accès à ces activités périscolaires, culturelles, sportives, aides aux devoirs.

Ces activités «doivent être gratuites» pour le ministre, puisqu'elles seront financées à la fois par l'État, ce qui n'avait jamais été fait, et par la Caisse Nationale d’Allocations Familiales à hauteur de 50 euros.

 

Favoriser l'égalité pour les enfants en situation de handicap

George Pau-Langevin a quant à elle rappelé les efforts déployés par l'Education nationale pour favoriser l'accès à l'école des enfants en situation de handicap :

En ce qui concerne l’Education nationale, nous avons fait un effort historique pour les enfants porteurs de handicap, cette année encore, nous avons 8.000 assistants d’éducation supplémentaires qui vont arriver.