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lundi 16 juin 2014

Bonnets rouges : trop, c'est trop !


Le 14 juin, les bonnets rouges s’étaient donné rendez-vous devant les préfectures de Bretagne pour casser.

Tout était prêt. Les camions et les tracteurs remplis d’échalotes d’avariées et de fumier étaient sur place.

Tout au long de la semaine, les messages diffusés sur les réseaux sociaux allaient dans le même sens : on va refaire le coup de la prise de la préfecture de Morlaix en 1961.

Mais il manquait un élément, et pas des moindres, pour que cette journée d’insurrection soit un succès : l’adhésion des Bretonnes et les Bretons. Car il est clair que les porte-paroles des bonnets rouges ne représentent qu’eux-mêmes : un élu du centre Finistère à l’égo surdimensionné et un producteur de légumes ultra-libéral.

Faute d’avoir pu saccager les « symboles de l’Etat », le 14 juin, les bonnets rouges ont gravement abîmé l’image de notre région et de notre département. En s’accaparant le gwen ha du, ils font passer les Bretonnes et les Bretons pour des poujadistes réactionnaires qui descendent dans la rue pour déverser du fumier devant les préfectures sans aucune revendication.

Après cet échec retentissant, Thierry Merret et Christian Troadec osent encore convoquer le Président de la République ? Qu’ils se taisent donc ! François Hollande viendra dans le Finistère quand bon lui semblera et il y sera bien accueilli. Mais ni lui, ni aucun autre responsable de la majorité présidentielle, ne cédera aux injonctions des bonnets rouges.

Aujourd’hui, s’il leur reste un peu de lucidité, les dirigeants de ce mouvement seraient bien inspirés d’annoncer sa dissolution.

Brest le 15 juin 2014