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mardi 10 novembre 2009

Pierre Maille - l'entretien Orange Le Télégramme


Ancien maire de Brest et président du Conseil général du Finistère, Pierre Maille répond aux questions d'Hubert Coudurier. Et livre son regard critique sur les réformes en cours, notamment celle de la taxe professionnelle.

Hubert Coudurier: Le président Sarkozy, est à mi-mandat. Pouvez-vous, en tant que socialiste, dresser un premier bilan ?

Pierre Maille: "On peut constater que la réalité est loin des promesses et que, nous avons beaucoup entendu parler de rupture mais, que pour l'instant, la situation des Français n'a guère changé. Le pays va plus mal et la dette s'alourdit et, sans doute, la rupture, elle est pour ceux de demain qui devront la rembourser. Mais attendons de voir, pour l'instant le bilan n'est pas positif."

H.C.: La réforme de la taxe professionnelle c'est quelque chose qui va toucher durement les collectivités locales, les départements, ça représente, je crois, près de la moitié de vos recettes fiscales. Vous êtes encore réservé car vous ne savez pas exactement à quelle sauce vous allez être mangé ?

P.M.: La réforme de la taxe professionnelle est importante et réclamée depuis longtemps par beaucoup de personnes. Elle représente essentiellement la moitié de nos recettes fiscales directes mais je crois que ce n'est pas ça l'essentiel. L'essentiel, c'est comment imagine-t-on demain les ressources des collectivités locales puisque derrière la réforme de la taxe professionnelle se profile la réforme de l'ensemble de la fiscalité locale : taxe d'habitation mais également taxe foncière et taxe du bâti...

H.C.: Est-ce que, compte tenu de l'endettement, du déficit par rapport au PIB, est-ce que les socialistes seront capables, s'ils reviennent au pouvoir, de réduire cet endettement qui pèse sur les générations futures ?

P.M.:En tous les cas, tous ceux qui auront à gouverner la France auront à rembourser les dettes qui sont en train de se creuser aujourd'hui. Peut-être d'autres politiques fiscales pourraient y aider. Nous dénonçons depuis déjà plusieurs années ce bouclier fiscal qui se traduit par quelques dizaines de milliards d'euros tous les ans qui sont distribués à des familles qui sont sans doute celles qui en ont le moins besoin dans notre pays.

Entretien Orange - Le Télégramme. Pierre Maille, président du Conseil général [Video], 9 novembre 2009