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lundi 21 décembre 2009

Pour une filière de deconstruction des bateaux


Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère, a alerté le gouvernement sur le sort des bateaux de plaisance hors d'usage qui se trouvent aujourd'hui dans les ports ou chez les particuliers.

Après quarante ans de production de coques en plastique, la mise en place de circuits de déconstructions pour les bateaux est aujourd'hui une nécessité. Les risques pour l'environnement sont en effet considérables.

Il relaie ainsi l’appel des acteurs économiques et du nautisme qui ont sollicité l’Etat sur l’urgence de la mise en place d’une règlementation adéquate. Actuellement, la récupération d’un bateau en vue de sa déconstruction est impossible au regard du droit à la propriété. Une sensibilisation pour une prise de conscience par les propriétaires comme les professionnels est en effet incontournable.

Le sénateur a souligné qu’une filière de déconstruction permettrait à des milliers emplois de voir le jour. Il a ainsi cité l’exemple des Genêts d’Or, association finistérienne qui a repéré entre Saint Malo et Lorient, un potentiel de 450 à 550 bateaux. Les experts estiment à 10 000 le nombre de tonnes à traiter d’ici 2010 et à 20 000 à l’horizon 2025. Actuellement, 20 000 bateaux arrivent chaque année en fin de vie.

Il a donc demandé des moyens législatifs pour permettre une mise en place des circuits de récupération et de déconstructions de bateaux respectueux de l’environnement.

Face à la réponse du ministre qui n’apportait pas d’éléments de nature à conforter une issue législative à sa question, Jean-Luc Fichet a rappelé l’urgence environnementale liée à ces bateaux en fin de vie. Il a donc demandé à ce que les propriétaires soient contraints de les faire détruire et donc de les déconstruire, ce qui serait une première avancée vers la disparition dans nos ports et sur nos grèves de cette pollution visuelle et chimique.