Actualités

mercredi 27 janvier 2010

Que faire ?


Pierre Maille l'avait annoncé lors du débat d'orientation budgétaire au mois de décembre : le budget 2010 du Département sera particulièrement difficile à élaborer. La situation est suffisamment grave pour justifier que Pierre Maille invite les forces vives du Finistère à une réunion pour en discuter. Elle se déroulera le 8 février au Centre culturel Arthémuse de Briec de l'Odet.

"Les 28 et 29 janvier, je soumettrai à l'approbation des conseillers généraux le budget départemental de l'année 2010" indique-t-il.

Le Département est, au quotidien, aux côtés des Finistériens dans des domaines comme la petite enfance, les personnes âgées et handicapées, les routes, les collèges, les services d'incendie et de secours, la protection de l'environnement ou l'insertion des personnes en difficulté. Mais à côté de ces compétences obligatoires, le Conseil général, dans le Finistère, considère comme nécessaire d'accompagner les communes à réaliser leurs projets, d'agir pour soutenir l'activité économique et l'emploi, de rendre le sport et la culture accessibles à tous, de permettre à la vie associative de jouer pleinement son rôle de dynamique collective au service de la cohésion sociale.

Cependant, pour accomplir toutes ces missions, le Conseil général se trouve confronté, cette année, à de nombreuses difficultés.

D'abord, les difficultés économiques affaiblissent ses ressources, au moment où les besoins de solidarité augmentent. Or, les compensations de l'Etat ne sont absolument pas à la hauteur des dépenses engagées par le Département. La dette de l'Etat s'accroît dans tous les domaines : 94 millions d'€ pour l'APA entre 2003 et 2009, 54 millions d'€ pour le RMI RSA entre 2004 et 2009.

En plus, il faut y rajouter les incertitudes liées aux projets de réformes du gouvernement qui prévoit notamment la suppression de la taxe professionnelle (10% du budget du Finistère) ou la fin de la clause de compétence générale.

Dans ce contexte, le président du Conseil général a invité tous les responsables d'associations ou de collectivités qui travaillent en partenariat avec le Département à en discuter. "Dans l'obligation de préserver nos équilibres budgétaires, nous allons devoir réexaminer la hiérarchie de nos actions, redéfinir le niveau du service public départemental" indique-t-il dans le courrier d'invitation.